La psychanalyse - PSYCHANALYSEVIVANTE

la psychanalyse, un processus vivant et dynamique

Cabinet: 22,rue Saint-Paul - 75004 - PARIS

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 LA CURE PAR LA PAROLE 

 

La psychanalyse est un acte thérapeutique,elle ne cherche pas par essence à prouver,mais à modifier quelque chose...

(cinq psychanalyses) S.Freud

 

                               

 

     La psychanalyse part du postulat que "le moi n’est pas maître en sa demeure", qu'une partie de lui même lui échappe l’inconscient , que celui ci est divisé en trois instances:

  • le ça qui demande une satisfaction immédiate ,(pulsion)
  • le surmoi qui se pose en juge sévère ,interdit et condamne,(culpabilité)
  • le moi va devoir trouver son équilibre car il est tiraillée entre les deux.
  

La technique analytique permet, via le principe des associations libre et par l'interprétation des rêves, d’inviter l’analysant à dire tout ce qui lui vient à l’esprit , sans se censurer, en sorte de faire émerger, ressurgir les souvenirs qui ont étés refoulés, et qui ne pourraient refaire surface autrement, au niveau du préconscient d'abord, pour accéder au conscient ensuite.
 

Les conflits contenus et parfois réprimés dans l'appareil psychique peuvent produire chez l'individus divers symptômes, par exemple  des peurs, des angoisses , avoir du mal à s'exprimer en public, éviter certain lieux ou situations, d'autres sujets se sentirons envahis par des pensées obsédantes, des ruminations,. Les symptômes peuvent aussi se présenter sous forme de douleurs physiques, fatigue, maux de dos, maux têtes, maux de ventre, (sans cause organique), par des manifestations cutanées, des comportements compulsifs, des addictions des actes manqués, des passages à l'acte. Ces manifestations viennent parasiter le processus psychique, générer de la souffrance et empêcher le bon déroulement d’une vie. Le symptôme est la partie visible de l’iceberg, il signale que quelque chose ne va pas. La psychanalyse en cherche la cause.

Vint un temps où le risque de rester à l'étroit dans le bourgeon était plus douloureux que le risque d'éclore." Anaïs Nin

Commencer une psychanalyse, c’est prendre rendez vous avec soi même , se remémorer ce que l‘on sait de soi, laisser émerger une parole authentique dépouillée de certitude, de faux semblant.
La méthode analytique engendre des modifications, des changements, un autre regard sur soi et autrui, elle est une pratique dynamique et vivante, qui préserve la possibilité d'une parole unique, inscrite dans la chair du sujet .

Une personne se construit par strates, métaphoriquement à la manière d’un édifice, quand les fondations ou un étage sont fragilisées, cela a des répercutions sur l’ensemble. S’interroger sur la cause de ses blessures, localiser ses failles , se réparer en  formulant ses ressentis,  permet de se délester du poids du passé, de s’approprier sa vie afin de se sentir en harmonie avec soi même dans l’ici et maintenant , changer pour être juste soi,  car le(la) psychanalyste par son écoute bienveillantes dépourvue de tout jugement accueille l’autre dans sa singularité, dans ce qu’il a d’unique.

"Tout est language", écrivait Françoise Dolto. L‘humain s' exprime "comme il le peut", selon la période de sa vie, ainsi tout ce qui est ressenti  s"imprime" en lui, parfois à son insu. Quand la parole qui est la pour traduire des émotions a fait défaut , les vécus anciens refoulés, se manifestent "ailleurs", l'inconscient emprunte des voies détournées .Certains souvenirs refoulés , oublies par le conscient , n’en demeurent pas moins toujours actifs, voire agis et le sujet peut se sentir débordé, submerges comme si une partie de lui même lui échappait. , c’est la raison pour laquelle les non-dits, les secrets de familles font autant de dégâts, car ils sont perçus, sans le savoir. 
 
 S'engager dans une cure type (Divan), nécessite une certaine "plasticité" de la part de l'analysant, qu’il ait déjà en partie localisé ou et quand "ça fait mal", avoir des points de repère, percevoir que quelque chose ne tourne pas rond et que cela n’est pas lié au hasard , mais à son histoire.
 Dans le cas ou le sujet serait trop vulnérable, en état de choc consécutif à un événement traumatique, un deuil trop récent, dans une période dépressive, il sera dans ce moment la, préférable d'aborder les entretiens en à face à face avec une technique plus "active", l’analyste aidera l'analysé de manière plus directe, mais toujours avec tact, afin que l'analysé puisse déposer son fardeau et retrouver de l'énergie pour enclencher un nouveau cycle.

"Nous n'échouerons pas. Au lieu du passage que nous cherchons, nous découvrirons peut être des océans dont nos successeurs devront pousser plus loin l'exploration."Sigmund Freud.

Depuis Freud, d’autres psychanalystes ont apporté leurs contributions et participé à l’évolution tant théorique, technique que clinique, notamment, S. FERENSZI - D.WINNICOT - H.SEARLES - F.DOLTO - J.LACAN - A. GREEN - J MC DOUGALL, pour ne citer qu’eux.


Dans une société ou tout est paraître, la psychanalyse mise sur l"être, sur les particularités de chacune (une), pour cette raison elle est subversive car son but n’est pas de normaliser l'humain ni de le formater , mais surtout de le rendre libre à lui même, de lui permettre de se dégager de l’emprise du "politiquement correct", de (re)trouver sa place, rester actif et réceptif dans un monde aliéné ou les normes sont la consommation , les performances, les dépendances et les addictions en tout genres.
En dehors de cette foire internationale du" prêt à penser", la psychanalyse crée du "sur mesure". Elle permet à un individus de faire ses propres choix, d'être en phase avec son désir, de se respecter, d'échanger , d'imaginer, d'inventer et d'utiliser l'altérité comme un bien précieux, ellle produit "un "supplément d'âme".
C'est en cela aussi que la psychanalyse se distingue des "psychothérapies tout azimut", visant à "programmer" l'ihumain, de le rendre "adapté", conforme à des clichés, à des schémas préétablis.


Être psychanalyste signifie avoir soi même fait l’expérience d’une ou plusieurs psychanalyses, que celles ci aient eu un impact assez fort pour que celui ci s’engage dans cette discipline rigoureuse, qu’il(qu'elle) ait suivi une formation théorique et clinique ainsi que des contrôles ou supervisions auprès de ses pairs, d’être capable de toujours s’interroger sur sa pratique et de disposer de qualités humaines et morales.
L’éthique, la rigueur, de l'analyste dans son accompagnement, le respect du secret professionnel, le "tact et le contact" , sont les qualités indispensables pour exercer la psychanalyse dans les règles de l’art, ce qui ne signifie pas pour autant imposer un mutisme systématique, lequel pourrait s’avérer infructueux. Car si le silence s’impose pour permettre une parole pleine, les relances, les interventions et les interprétations de l‘analyste sont indispensable au bon déroulement du processus.
Un psychanalyste respecte la règle de la neutralité bienveillante, il ne parle pas de sa vie privée à ses analysants. Son champ d’intervention se situe dans la séance . Sa mission est de conduire et amener l'analysant à agir sur son présent et son avenir en prenant en compte son passé.